Et si on parlait du gaspillage textile?

Le gaspillage alimentaire est un problème dont on parle de plus en plus. Chez Love Your Waste, c’est un vrai combat de tous les jours pour le réduire ! Cependant, d’autres gaspillages existent et notamment le gaspillage vestimentaire, dont on parle nettement moins. Qu’en est-il?

 

Gaspillage textile, et si on en parlait?

 

Chaque année, 5 millions de tonnes de textiles sont mises sur le marché. Sur ce volume, 4 millions sont jetés, que ce soit des textiles neufs ou usagés. L’impact environnemental de ce gaspillage est considérable puisque pour fabriquer des vêtements, on exploite les terres agricoles, on déforeste, on utilise une énorme quantité d’eau, de l’énergie fossile…

Dans les pays européens les plus riches, un adulte achète en moyenne 30 kg de textile sur une année. En France, seuls 2,5 kg sur ces 30 sont recyclés, alors qu’en Allemagne c’est le double. Beaucoup de recyclage se fait via des dons à des associations, soit via des entreprises d’insertion comme le Relais.

 

Sur Arte, un documentaire, “Ne jetons plus nos habits par la fenêtre”, est disponible et a vocation à sensibiliser sur le gaspillage textile et les solutions possibles pour y remédier. Ils y expliquent notamment que les vêtement sont aujourd’hui considérés comme des produits jetables, voire parfois à usage unique. La spécialiste du gaspillage textile de Greenpeace nous précise : “En 2014, on a dépassé pour la première fois le seuil de 100 milliards de pièces produites en une année et la branche compte sur une augmentation de 60% d’ici 2030”.

 

Gaspillage vestimentaire

 

En France, nous jetons 80 nouveaux articles par personne en moyenne et par an. Ce chiffre est quatre fois plus élevé qu’il ne l’était il y a une vingtaine d’année ! Il s’explique par la tendance de la “fast fashion” qui engendre la confection de nouvelles collections toute l’année et par le fait que beaucoup de vêtements ne sont portés que 7 à 10 fois au cours de leur vie. Pour rester positifs, ils nous précisent que tout ceci n’est pas fatal et qu’il y a aujourd’hui l’émergence de nouveaux créateurs et entrepreneurs, eux souhaitant “promouvoir des collections durables et garantissant une rémunération équitable à ceux qui les confectionnent”. Si vous voulez regarder le documentaire d’Arte, le voici!

 

Parmi les solutions pour ne plus jeter nos vêtements ou textiles usagés, on peut compter les bornes du Relais, présentes dans beaucoup de villes en France, à hauteur de 40.000 en tout. Les vêtements récupérés dans ces bennes sont dirigés vers un centre de tri, où les employés trient jusqu’à 6000 kg de vêtements par jour. Les vêtements sont ensuite revendus, jusqu’à 4.500€ la tonne pour ceux qui sont vraiment en bon état. Les textiles qui sont impossibles à revendre (tâches d’huile, trop troués,…) sont ensuite “effilochés” pour en faire des produits isolants ou des rembourrages de sièges de voiture. Au total, 9% des vêtements terminent en chiffons.

 

Une autre solution serait de l’inscrire dans un texte de loi. Et c’est précisément une des mesures de la feuille de route sur l’économie circulaire publiée le 23 avril par le gouvernement. D’ici 2019, l’ambition est ne plus avoir avoir aucun invendu de la filière textile qui soit jeté ou éliminé. Le ministère s’inscrit donc dans la même démarche que pour le gaspillage alimentaire et la loi de février 2016 qui oblige les moyennes et grandes surface de plus de 400 mètres carrés à conclure une convention avec une association caritative pour leur donner les invendus alimentaires.

 

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