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Biodéchets : petites actions, grands bénéfices pour la société

Épluchures de légumes, coquilles d’oeufs, carcasses de viandes… Ces déchets d’origine végétale ou animale, appelés “biodéchets”, sont nombreux dans nos poubelles. En les triant dès la cuisine et en les collectant séparément des autres déchets, ils deviennent de véritables ressources : biogaz et engrais naturels. A Love Your Waste nous l’avons bien compris et pour nos clients, trier séparément les biodéchets est devenu un réflexe.

restes alimentaires

Qu’appelle-t-on biodéchets ?

Les biodéchets sont les déchets non dangereux et biodégradables issus de nos jardins, de nos cuisines ou encore des usines de transformation alimentaire. Concrètement, on retrouve les déchets verts (feuilles, herbes), les fruits et légumes, les plat préparés, les produits laitiers, les restes de préparation de repas, les viandes, les poissons, les oeufs, etc.

Qui doit trier ses biodéchets ?

Pour les entreprises : obligation de trier dès 10 tonnes par an

La loi Grenelle 2, impose à tous les gros producteurs de biodéchets de les trier à la source, de les collecter et de les valoriser à partir de 10 tonnes par an. Pour vous donner un exemple, un restaurant d’entreprise qui sert environ 200 repas par jours réalise 12 à 13 tonnes de biodéchets par an. Ou encore, un établissement médical qui sert 600 repas par jours produit environ 56 tonnes de biodéchets par an.

En 2012, cette obligation de tri, de collecte et de valorisation concernait les entreprises producteurs de 120 tonnes par an. En 2015 elle avait déjà été abaissé à 20 tonnes par an.

Aujourd’hui, 73 0000 établissements de restauration collective en France sont concernés par la Loi Grenelle 2. Il s’agit pour 47% de restauration scolaire et universitaire, pour 26% d’établissements de santé (restauration hospitalière, maisons de retraite…) et enfin pour 26% de restauration d’entreprises et d’administrations.

Ça bouge du côté des villes et de la société civile

 

société durable

Aujourd’hui aucune loi ne contraint les collectivités à mettre en place des collectes des biodéchets des ménages. De ce fait, aucune contrainte aussi du côté des citoyens à trier les restes du frigo et des repas. Pourtant le poids des déchets alimentaires représente 40% du poids total de la poubelle d’un ménage. Le gaspillage alimentaire représente 29 kg par an et par habitant, dont 7 kg d’aliments encore emballés. Cela représente un coût d’environ 400 euros par foyer.

Des collectivités n’ont pas attendu l’arrivée d’une réglementation pour réaliser des expérimentations. Parce que la gestion des déchets fait partie des compétences collectivités publiques, mais aussi parce que la responsabilité ne peut pas reposer uniquement sur les engagements volontaires des citoyens, nombreuses communes ont mis en place des collectes séparées en porte à porte avant acheminement en centre de traitement ou des système de compostage de proximité (en pied d’immeubles, dans les écoles, sur les places de marché, etc.).

C’est la ville de Lorient qui fait figure d’exemple en France. Cela fait 10 ans que la Communauté d’agglomération collecte chaque semaine les biodéchets de ses citoyens et chaque année se sont des milliers de tonnes de biodéchets qui sont acheminés sur une plateforme de compostage. Le compost est ensuite utilisé par les agriculteurs de la région ou donné aux particuliers lors de manifestations de sensibilisation aux méthodes de jardinage respectueuses de l’environnement.

A l’étranger, à San Fransisco et Milan les habitants disposent de trois bacs collectés séparément : une des trois poubelle est dédiée aux biodéchets. Aux Etats-Unis, la ville californienne recycle 80% de ses déchets organiques et vise les 100% d’ici 2020.

Pour Paris, il y a encore des progrès à réaliser mais la capitale est sur le bon chemin.La ville de Paris a commencé en 2016 une expérimentation de la collecte des biodéchets dans le 2ème et 12ème arrondissement de Paris. Si elle s’avère concluante cette expérimentation pourrait être élargie à d’autres arrondissements.

Retrouvez la cartographie des collectivités qui collecte séparément les biodéchets ici

Après la collecte, que deviennent les biodéchets ?

Une fois collectés, les biodéchets sont acheminés vers différents centres de traitement. Le traitement peut se faire par compostage ou par méthanisation. Il existe à ce jour en Ile de France 6 unités de méthanisation  et 14 unités de compostage.

engrais

La méthanisation consiste à décomposer des matières organiques grâce à des bactéries qui agissent en l’absence d’air : ce processus se déroule en milieu « anaérobie » (sans oxygène). Cette fermentation permet de produire du biogaz qui comporte principalement du méthane et du dioxyde de carbone ainsi que du digestat valorisable comme produit fertilisant. Le biogaz peut lui-même être injecté sur les réseaux ou permettre de produire de la chaleur, de l’électricité ou du carburant pour véhicules (GNV).

Le compostage consiste également à dégrader des déchets organiques mais en présence d’oxygène et d’humidité. Il permet de produire du compost, un fertilisant proche du terreau, riche en composés humides. Il peut ainsi être utilisé comme engrais ou avant labour pour améliorer le taux de matière organique dans le sol et la biodiversité. Les résidus organiques compostables » sont « carbonés » (branches, feuilles mortes, paille, coquilles concassées, litières, cendres de bois, etc.) ou « azotés » (déchets végétaux, légumes et fruits).

Les installations de valorisation sont différentes en fonction des biodéchets traités :

  • – déchets verts
  • – biodéchets alimentaires d’origine végétale
  • – biodéchets alimentaires contenant des produits animaux

Un des champions européens, c’est notre voisin, l’Allemagne avec 9 000 unités de méthanisation qui a créé 63 000 emplois et apporté plus de 8 milliards d’euros. La méthanisation s’affiche clairement comme un secteur porteur.

La France est en train de rattraper son retard puisqu’il existe aujourd’hui 236 unités de méthanisation. Mais on compte 70 nouvelles installations chaque année.

Et du côté de Love Your Waste

La startup a sélectionné l’option méthanisation pour le traitement des biodéchets. Les co-fondateurs y voit un réel secteur d’avenir. Le processus de transformation réalisé par méthanisation permet directement la création de biométhane et sa distribution dans le réseau de gaz de ville par notre partenaire GrDF. Nos clients sont donc engagés dans une action concrète d’économie circulaire. Love Your Waste participe à créer une communauté d’acteurs privés comme publics qui agissent quotidiennement dans la construction d’une société durable.

Les convives des restaurants et des cantines avec qui nous travaillons sont convaincus de l’utilité sociétal des actions de tri et de valorisation des biodéchets. Les enfants du 9ème arrondissement de Paris ont compris les enjeux et les expliquent à merveille.

A lire également :

La dernière étude de l’Ordif sur le traitement des biodéchets en Ile de France

Love Your Waste remporte l’Impact Prize de 50 000 euros

La Team à Bruxelles : rétrospect de l’award ceremony

Et si on réinvestissait les milliers d’euros de pertes et de gaspillage alimentaire dans des projets sociaux et environnementaux ?

Vis ma vie d’entrepreneur(e) à Paris

Si vous avez la fibre d’entrepreneur(e), quelque que soit votre âge, cet article est pour vous.

Paris, en passe de devenir championne des startup

 

une équipe au travail

 

La Sillicon Valley en Californie a été longtemps le berceau des startup, aujourd’hui concurrencée par les capitales européennes comme Londres, Berlin et Paris.

En effet, avec une quarantaine d’incubateurs de start-up, Paris s’affirme comme un territoire d’attractivité pour les jeunes entreprises innovantes, au moins autant que Londres.

« Il y a une dynamique aujourd’hui à Paris qui est vraiment spectaculaire », explique Jean-Louis Missika, adjoint à la mairie de Paris en charge du développement économique et de l’attractivité.

La France est le pays d’Europe qui affiche le plus grand nombre de levées de fonds en 2016, avec 287 à son actif dont 178 à Paris, suivi par la Grande-Bretagne (281) et l’Allemagne (249) selon EY. De quoi placer Paris dans le top 10 mondial !

Paris compte aujourd’hui au total 3000 startups et 36 incubateurs. Un incubateur s’adresse à des sociétés  lors des premières étapes de la vie de l’entreprise, il apporte divers soutiens et services tels que l’hébergement, le conseil par exemple sur le financement, mais aussi des mises en relation, de la visibilité, etc. Love Your Waste a notamment été accompagné par l’incubateur SenseCube et actuellement par l’incubateur Paris Pionnières.

 

Juliette Franquet partage l’envie d’entreprendre aux lycéens dans le cadre de “l’option startup” de Paris&Co

Paris&Co, agence de développement économique et d’innovation à Paris à lancer un programme pour les lycées dans le cadre de son activité d’incubation : l’option startup. Près de 4 000 collégiens et lycéens d’Ile-de-France rencontrent ainsi près de 300 start-up qui se sont mobilisées pour l’occasion afin de présenter leurs métiers et leurs innovations au jeune public. Ce dispositif Option Startup a pour ambition d’aider les plus jeunes en phase d’orientation à saisir les changements en cours, à se sensibiliser aux opportunités nées de l’innovation.

parispionnieres

C’est dans le cadre de ce programme que Juliette Franquet, Directrice Générale de Love Your Waste a été amenée à présenter, vendredi 7 octobre, l’innovation de la startup et l’entreprenariat social au sein de notre incubateur Paris Pionnières. De quoi alimenter des pistes de réflexion d’orientation auprès des élèves et de leurs enseignants.

C’était l’occasion de revenir sur les activités de Love Your Waste mais également la vie d’entrepreneur(e). Juliette a pris le temps d’expliquer des termes parfois opaques pour les plus jeunes : ce qu’est un business model et quel était celui de Love Your Waste, en quoi consiste les levées de fonds et ce que sont les business angels.

 

juliette devant les lycéens

D’autres entrepreneures de Charly Hello et Magic Makers ont également pris la parole abordant d’autres sujets comme : comment trouver ses clients,pourquoi l’entreprenariat est une voie d’avenir, comment être rentable, comment un incubateur accompagne les jeunes entreprises, etc.

pitch d'une autre entrepreneure

Si vous aussi vous souhaitez vous lancer dans l’aventure de l’entrepreneuriat, n’hésitez pas à consulter les liens ci-dessous pour vous orienter dans vos démarches.

A voir également :

La carte des incubateurs parisiens

Paris&co

Paris Pionnières

SenseCube

 

 

A voir également sur notre site internet :

Et si on réinvestissait les milliers d’euros de pertes et de gaspillage alimentaire dans des projets sociaux et environnementaux ?

L’ADEME vient de rendre publique une étude réalisée sur le coût du gaspillage alimentaire dans les différents types de restauration collective. Les résultats de cette étude est une preuve de plus qu’un accompagnement des établissements de restauration collective est nécessaire. En effet, l’étude met en lumière le potentiel significatif d’économies financières et de réduction des impacts environnementaux des actions de lutte contre le gaspillage alimentaire.

Lors de cette étude, 12 établissements ont été mis à contribution dans la région Rhône-Alpes. L’enjeu de la lutte contre le gaspillage alimentaire en restauration collective est colossal car le gaspillage représente près de 600 millions de repas perdus par an soit 5 déjeuners et diners pour l’ensemble des français mais aussi des émissions de CO2 annuelles équivalentes à celles de 515 000 voitures.

repas

Que représente la quantité de repas jetés en euros pour un établissement de restauration collective ?

Si on prend en compte le gaspillage alimentaire et également le temps passé par les personnels de cuisine, l’énergie consommée pour préparer les plats, facture de déchets… le coût est d’environ 0,68 centimes d’euros par repas et par personne. Cela veut donc dire que pour hôpital qui compte 1 700 repas par jour, le gaspillage alimentaire représente un coût de près de 193 000 € chaque année.

A l’inverse, si le gaspillage alimentaire était correctement maîtrisé, de telles sommes pourraient être réinvesties dans des projets sociaux et environnementaux, intégrés dans une politique développement durable. Juliette Franquet, Directrice de Love Your Waste

En moyenne, un établissement de restauration collective produit 144 g de biodéchets par repas. S’il est vrai qu’une infime partie de ce qui est jeté appartient à la catégorie de restes alimentaires dits » incompréssibles » comme les peaux de bananes ou les os de viandes, une grande majorité pourrait être évitée. Et pour le reste des déchets, pour réduire l’impact environnemental, ils peuvent être valorisés, par exemple en biogaz et engrais naturels.

Qui peut agir pour réduire le gaspillage alimentaire ? Le personnel de cantine ou les convives ?

Il faut savoir tout d’abord que les cuisines satellites (c’est-à-dire les cuisine qui prépare à distance des points de consommation) ont des pertes 65% plus élevées que les cuisines sur place. Par ailleurs, l’essentiel des pertes est, en moyenne, compris au niveau des “retours d’assiettes” des convives (les 2/3 environ) tandis que les quantités présentées mais non servies représentent l’autre tiers (le surplus de préparation).

La responsabilité est donc partagée et des actions sont à mener à différentes échelles : au niveau des cuisine (sur les lieux de préparation, les commandes, la manière dont on prépare les repas, dont on gère les restes) mais également auprès des convives avec des ateliers de sensibilisation par exemple.

Il y a-t-il des aliments plus jetés que d’autres ?

On retrouve les légumes et la catégorie des viandes/poissons/œufs.

La solution n’est pas de banir ces aliments mais bien de revoir leur préparation et parfois de trouver des substituts tout en augmentant le plaisir des papilles. A travers ses activités de conseil et d’étude du gaspillage alimentaire, Love Your Waste a notamment constaté que la révision du mode de cuisson et des recettes pouvait réduire considérablement les quantités jetées, et ce avec les mêmes ingrédients !

En effet, Love Your Waste a développé tout un service d’études et de diagnostics pour :

 

  • 1) analyser d’une part la production de biodéchets
  • 2) réaliser d’autre part des recommandations et des plans d’actions.

 

Concrètement, Love Your Waste réalise des études quantitative et qualitatives sur ce qui est jeté : grâce à des pesées journalières, des questionnaires aux personnels de cantine et des ateliers de réflexion avec les convives.

 

étude sur le gaspillage alimentaire

Notre force réside dans l’intégration de l’ensemble des acteurs de la diététicienne aux convives en passant par les équipes de cuisine pour comprendre pourquoi tant de nourriture est jetée et proposer des solutions à mettre en oeuvre. Juliette Franquet, Directrice de Love Your Waste.

 

workshop avec des enfants workshop avec des enfants équipe de cuisine en formation

 

A lire également  :

[Etude] Coût du gaspillage alimentaire dans les différents types de restauration collective

Nos actions de réduction du gaspillage alimentaire avec la Caisse des Écoles du 14ème arrondissement de Paris.

 

 

 

Assez d’énergie pour faire 8 fois le tour de la terre

La mesure d’impact est un grand sujet pour les entrepreneurs sociaux. Comment démontrer les effets positifs de nos activités sur l’environnemental et la société? Nous avons eu le plaisir d’être sélectionnés dans le cadre d’une étude financée par l’Ademe et pilotée par Paris & Co avec l’Ecole des ingénieurs de la ville de Paris et deux bureaux d’étude indépendants. Et nous sommes heureux de disposer doréanvant des chiffres concrets sur les bénéfices de nos activités sur le territoire parisien. On tenait à vous les présenter 🙂

Les activité de tri, collecte et valorisation des biodéchets ont produit assez d’énergie pour faire 8 fois le tour de la Terre

photo-1448550603489-a7e43b0da4d2En 2 ans d’activité, 105 tonnes de biodéchets ont été triés, collectés et valorisés en 15750m3 de biogaz soit assez d’énergie pour faire cuire 126 000 gâteaux dans un four pendant 30 minutes ou de faire 8 fois le tour de la terre avec un véhicule qui roule au gaz naturel. Ça donne le vertige 😉
Alors que 90% des déchets ménagers sont incinérés et 10% enfouis, Love Your Waste donne à ses déchets une toute autre destination.

 

… et produit assez d’engrais naturels pour recouvrir 84 terrains de football

A photo by Liane Metzler. unsplash.com/photos/DDp-gC81V0w

Love Your Waste a participé à la production de 94 tonnes d’engrais naturel soit une quantité équivalente pour recouvrir 84 terrains de football et ainsi enrichir les sols de nombreux agriculteurs pour faire repousser de nouveaux fruits et légumes dans le respect du sol, de l’eau et de l’air.


La fabrication des engrais chimiques étant fortement consommatrice d’énergie, la substitution par le digestat est très bénéfique. Par ailleurs, les fertilisants naturels enrichissent le sol. Ils vont faciliter l’augmentation de la biodiversité et améliorer la productivité des sols, ce que ne permettent pas les engrais chimiques.

La méthanisation permet une réduction des émissions de CO2 d’environ 25% par tonne de biodéchets produits

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La méthanisation, un processus naturel biologique de dégradation de la matière organique en absence d’oxygène, produit une quantité d’énergie plus importante que les techniques d’incinération. Par ailleurs, à l’inverse de l’incinération, la méthanisation ne pollue pas et n’émet aucun rejet polluant pour l’eau, l’air et le sol. En effet, cette technique libère dans notre environnement proche, des fumées (6000 m3 par tonne de déchets brûlés), des résidus solides (300 kgs de mâchefers par tonne et 40 à 80 kgs de résidus d’épuration des fumées appelés REFIOM) et des effluents liquides (traitements des fumées, trempe des mâchefers,…). Ce n’est pas le cas dans les usines de méthanisation.

Cette valorisation nouvelle des déchets, normalement incinérés, permet de réduire les émissions de CO2 de 25%.

Notre modèle économique intègre la réduction des déchets à la source

img_4218Love Your Waste est le seul intervenant visant trois cycles d’économie circulaire en ramenant à la ville les énergies renouvelables générées par les biodéchets collectés chez eux grâce à notre partenariat avec GrDF pour promouvoir la réinjection du biogaz dans le réseau de gaz de ville. Mais avant même de valoriser les biodéchets des restaurants et des cantines, la startup met en place des plans d’actions pour réduire le gaspillage alimentaire.

Nous avons sensibilisé 7500 personnes et permis à 4 chômeurs de longue durée de retrouver un emploi stable

dsc_0618Grâce aux actions conjointes de formations, communication et implication des acteurs, près de 7500 personnes ont acquis le réflexe de trier les biodéchets dans leur quotidien en 2015. Ce chiffre monte actuellement à 7500. Après la phase d’expérimentation, 4 chômeurs sur 8 ont également retrouvé un emploi stable.


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Perspectives de développement et de déploiement à plus grande échelle

paper-boatDans une démarche d’innovation sociale et environnementale nous comptons développer une plateforme innovante et intelligente pour encore mieux contrôler les retombées de nos activités et analyser les données issues des collectes des biodéchets.

Love Your Waste compte aussi développer son activité d’acheminement des biodéchets par transport fluvial pour réduire davantage les émissions de CO2 lié à l’activité de collecte.

 

Ce qu’il faut retenir 😉

Avec Love Your Waste, la boucle est bouclée. Les déchets organiques des restaurants et des cantines sont transformés en engrais naturels pour fertiliser les champs qui serviront à produire de nouveaux aliments et le reste est transformé en biogaz pour alimenter les réseaux de la ville en énergie renouvelable.

A lire également :

 

Love Your Waste et Énergie 9 rencontrent les habitants du 9ème arrondissement

Le samedi 10 septembre, Love Your Waste était aux côtés de son partenaire historique, Énergie 9, une structure qui propose des opportunités professionnelles et un accompagnement à des chômeurs en réinsertion, lors de la journée des associations du 9ème arrondissement de Paris.

Ce fut un moment privilégié avec les habitants du 9ème arrondissement pour discuter avec eux du tri et de la collecte des biodéchets des cantines de l’arrondissement. Certains enfants, que nous accompagnons dans leur école, ont même reconnu le stand et se sont empressés de venir nous dire bonjour. Nous tenons également à remercier la Maire du 9ème arrondissement, Delphine Burkli, ainsi que Pauline Véron, adjointe à la Mairie de Paris chargée de la démocratie locale, de la participation citoyenne, de la vie associative, de la jeunesse et de l’emploi et élue du 9ème arrondissement, qui sont venues nous rendre visite sur le stand.

Cette journée était aussi l’occasion pour Love Your Waste de revenir sur la collaboration avec Energie 9 et de l’expliquer aux citoyens : une initiative sociale d’intégration des chômeurs de longue durée pour les former au métier d’avenir qu’est  la collecte des biodéchets. Selon une étude d’analyse d’impact piloté par Paris&Co et financé par l’ADEME, il s’agit de 800 emplois potentiels pour le territoire francilien.

 

Les collecteurs d'énergies 9

 

Le but d’Energies 9 est de permettre aux chômeurs de bénéficier d’un suivi socio-professionnel personnalisé adapté aux besoins de chacun, pour les former et les suivre dans leurs projets professionnels, les accompagner dans la résolution de leurs difficultés.

 

En pleine collecte

Depuis 2015, nous avons travaillé avec huit personnes accompagnées par Énergie 9 et 4 d’entre elles ont retrouvé un emploi stable.  Ces personnes interviennent dans la collecte des biodéchets des établissement de restauration collective avec qui nous travaillons pour les acheminer vers une unité de méthanisation où les biodéchets sont transformés en biogaz et en engrais naturel. Love Your Waste les a donc formé au métier et aux enjeux de l’économie circulaire, leur donnant ainsi de nouvelles opportunités professionnelles.

Traditionnellement, chaque collaborateur de Love Your Waste réalise au moins une collecte à son arrivée dans la startup, une expérience terrain, qui permet à toute l’équipe d’avoir un contact direct avec les personnes accompagnées par Énergie 9. Tanguy Desandre, Directeur des opérations de Love Your Waste est heureux de faire partager l’impact social de la startup.

 

LYW en collecte

A voir également :

 

Quand je finis mon assiette, j’agis pour la planète

sticker

 

Le Samedi 3 septembre, Love Your Waste était aux côtés de la Caisses des Écoles du 14ème arrondissement de Paris, au forum des associations le samedi 3 septembre, pour mobiliser les citoyens à la lutte contre le gaspillage alimentaire au travers de la campagne de sensibilisation « quand je finis mon assiette, j’agis pour la planète ».

Au programme : Jeu de l’oie géant sur le thème du gaspi et de l’alimentation durable, distribution de documents informatifs et éducatifs pour petits et grands.

 

le stand de la caisse des écoles du 14 au forum des associations 2016

 

C’était l’occasion de revenir sur la collaboration depuis plus d’un an avec les cantines du 14ème. En effet, une étude sur gaspillage alimentaire a été effectuée dans plusieurs écoles maternelles et élémentaires pour comprendre l’origine du gaspillage alimentaire et construire ensemble des solutions pour le réduire. Concrètement, les déchets de préparation et les restes alimentaires après le repas des enfants ont été pesés pendant une semaine. Cela a été accompagné d’un questionnaire envoyé au personnel de cantine et aux animateurs ainsi que des ateliers dans les classes auprès des enfants. Ce diagnostic a permis de mettre en place un plan d’action pour réduire le gaspillage mais aussi une réelle occasion de fédérer tous les acteurs autour des enjeux de l’alimentation durable.

Voici quelques exemples de ce plan d’actions :

baguette
Jusqu’à 40% du pain pouvait finir à la poubelle sans être mangé certains jours
> Réduction des commandes de pain de 20%

 

apple51Kg de pommes bio franciliennes à peine croquées étaient jetées
> Plus de salades de fruits de saison pour le plaisir des papilles, les fruits coupés étant plus faciles à manger pour les petites bouches auxquelles il manque parfois des petites dents.
pieLes agents de cantine et les enfants ont proposé de revoir la présentation des plats
> La présentation des salades en entrée a été retravaillée pour le plaisir visuel

Et vous ? Que faites-vous à la cantine ? 😉

Visitez le site de la Caisse des Écoles du 14ème arrondissement de Paris

A voir également :

Le témoignage de la Caisse des Écoles du 14ème arrondissement de Paris sur la collaboration avec Love Your Waste

La vidéo « Young Waste Lovers »

 

 

 

ReCube, l’économie circulaire dans les pays émergents

 

Recube, c’est deux deux jeunes diplômés qui sont partis vivre 10 mois en immersion sur 3 continents différents pour rencontrer des acteurs de l’économie circulaire. Love Your Waste participe à développer l’économie circulaire en France. Découvrez ceux qui la développe dans leur pays. A nous tous, nous créons le monde durable de demain.

 

Antoine et Thomas de Recube

 

Antoine et Thomas ont travaillé avec 20 entrepreneurs de l’économie circulaire pour mesurer l’impact qu’ils ont sur la société et l’environnement à l’aide d’une méthodologie spécifique qu’ils ont développés avec l’appui du réseau MakeSense.

Pourquoi mesurer l’impact d’un projet ? Les effets d’une activité sont nombreux et peuvent être positifs (création d’emplois, diminution de la pollution…)  ou négatifs (appauvrissement des sols, précarisation des salariés…).  

Pendant la préparation du projet, les deux voyageurs ont eu la chance de rencontrer de nombreux entrepreneurs de l’économie circulaire. Ce sont des gens parfois écologistes convaincus, souvent passionnés par ce qu’ils font, et toujours très très occupés. Ils n’ont généralement ni le temps, ni les moyens financiers de se poser, de dire stop et prendre du recul pour mesurer l’impact de leur activité.  

Et pourtant, il s’agit d’un élément essentiel pour convaincre des partenaires financiers, se différencier de ses concurrents voire ensuite chercher à maximiser son impact ! C’est là qu’Antoine et Thomas interviennent en mesurant avec eux les principaux impacts positifs liés à l’adoption d’une démarche circulaire.

 

3 projets qui nous plu à Love Your Waste :

 

  • KiliManjaro

Projet Kilimanjaro de Recube

 

Après 10 ans de marketing et de services commerciaux chez Unilever puis Savola, le marcocain Youssef Chaqor s’appuie sur sa connaissance du marché mondial des corps gras et son expérience pour lancer Kilimanjaro Environnement (KE) en 2008. Le concept : organiser le premier service africain de collecte des huiles usagés à grande échelle, auprès de restaurateurs et industriels, afin de les transformer en biocarburants ou de les revendre. L’accès difficile aux capitaux marocains pousse Youssef à faire le choix de l’auto- financement. L’entrepreneur réalise des prestations de conseil pendant les deux premières années d’existence de KE afin de financer les investissements initiaux. La collecte est effective depuis maintenant 5 ans et la croissance de l’entreprise vertigineuse.

>> consulter l’impact du projet

 

  • Aveo Énergie

Projet Aveo de recube

 

PGS Invest, fond d’investissement marocain, rachète une usine d’huile de grignon à Meknès en liquidation. Cette usine récupère les noyaux et la pulpe d’olives de producteurs d’huile pour en extraire chimiquement une huile d’olive de seconde qualité. Un des gérants de PGS Invest a l’idée d’utiliser la matière solide non valorisée en sortie comme combustible pour la chaudière de son hammam. L’expérience est un succès et ils décident de proposer ce combustible biosourcé pour chauffer des hôtels ou alimenter des chaudières industrielles en créant la société Aveo Energie (AE), aujourd’hui leader des solutions énergétiques biomasse au Maroc.

>> consulter l’impact du projet

 

  • Sogas

Projet Sogas de Recube

 

La Société de Gestion des Abattoirs du Sénégal (SOGAS) a été créée afin de professionnaliser la gestion des abattoirs et lutter à grande échelle contre l’abattage clandestin qui représente plus de 40% du marché de la viande au Sénégal. La gestion des énormes quantités de déchets de l’unité de transformation SOGAS de Dakar est une véritable problématiquesanitaireetenvironnementalequele biogaz peut aider à résoudre. En 2011, à la demande de la SOGAS Dakar et avec l’aide des Pays-Bas et de la Belgique, l’entreprise Thecogas réalise la plus grande unité de méthanisation industrielle de la région.

>> consulter l’impact du projet

 

Découvrir l’ensemble des 20 merveilleux projets : http://www.recube.fr

Découvrir les reportages : https://vimeo.com/recube/videos

 

A lire également :

Young Waste Lovers

Nous sommes allés à la rencontre des enfants de l’École primaire rue de Bruxelles (Paris 9) qui chaque jour trient à la cantine et valorisent leur déchets. Ils nous ont donné leurs impressions sourire aux lèvres et lueur dans les yeux, on adore !
Ce fut un véritable moment de bonheur partagé !

A lire et regarder aussi : 

« Nous, on trie pour faire de l’énergie »

Infographie « aimez-vous vos déchets ? »

Le témoignage de la Caisse des École du 14ème arrondissement de Paris

Un pas de plus en faveur de l’économie circulaire

Un nouveau décret oblige dorénavant les grandes entreprises à indiquer dans leur rapport de responsabilité social et environnemental annuel les informations en matière d’économie circulaire et de réduction du gaspillage alimentaire dans une partie spécialement dédiée. 
C’est l’occasion de refaire un point sur ce qu’est l’économie circulaire et vous montrer en quoi Love Your Waste y participe avec des actions quotidiennes.

 

Une personne qui tri le reste de son repas

Que trouve-t-on dans le nouveau décret ?

La publication du le décret n° 2016-1138 du 19 août 2016 (ne retenez pas le nom que le contenu à suivre 😉 ) Cela signifie clairement que l’économie circulaire devient officiellement un moteur du développement durable et les acteurs privés détiennent un rôle primordial dans sa mise en place concrète.

Dans leur rapport, les entreprises doivent non seulement faire état des mesures prises en matière de prévention et de gestion des déchets (les actions pour réduire la profusion de déchets), mais également donnent des preuves de l’utilisation durable de ces nouvelles ressources (recyclage de ces déchets), et ce dans un nouveau chapitre “économie circulaire”.

 

C’est quoi déjà l’économie circulaire ?

Une économie qui vise à dépasser le modèle économique linéaire actuel qui consiste à extraire de la nature des matières premières qui seront transformées, puis consommées et enfin jetées (bien souvent de nouveau dans la nature polluant les sols, l’eau et l’air). Il s’agit alors de passer à un modèle circulaire. Dans ce modèle, le déchet est une ressource : au lieu d’être jeté, il est recyclé en matière première ou en énergie pour produire de nouveaux des biens et des services. On le revalorise, on lui donne une nouvelle vie et une utilité. Ainsi on réduit la quantité de ressources extraites de la nature et la quantité de déchets qu’on lui renvoie. La boucle est bouclée !

Pour les entreprises, l’économie circulaire est une manière d’optimiser ces coûts et de réduire son impact environnemental.

Et Love Your Waste dans tout ça ?

Les solutions apportées par Love Your Waste permettent clairement d’accompagner les entreprises dans leur stratégie d’économie circulaire en transformant les biodéchets préalablement triés puis collectés en biogaz ou en engrais naturel. Avec 1 tonne de biodéchets on produit 150m3 de biogaz, assez d’énergie pour assez d’énergie pour faire cuire 1 200 gâteaux. Avec 1 tonne de biodéchets on crée aussi 1 tonne d’engrais naturel (qui se substituent aux engrais chimiques), assez pour recouvrir 14 terrain de basket et 1 terrain de football.

2

 

Love Your Waste participe à construire des territoires durables et à développer une filière d’avenir qui elle celle de la méthanisation en redonnant valeur et utilité aux biodéchets, ces déchets organiques que nous produisons tous, à la cantine, au restaurant ou chez nous.

“Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme” ! Cet aphorisme que l’on prête à Lavoisier prend tout son sens dans le concept même d’économie circulaire.

A lire et regarder aussi sur notre site : 

« Nous, on trie pour faire de l’énergie »

Infographie « aimez-vous vos déchets ? »

Le témoignage de la Caisse des École du 14ème arrondissement de Paris

Plus d’informations sur l’économie circulaire :

La vidéo « Repair, re-use and recylcle » par le Parlement Européen

Love Your Waste prend sous son aile un nouvel acteur de la méthanisation au Sénégal

Love Your Waste ancien membre de l’incubateur SENSCUBE est toujours actif au sein du réseau MAKE SENSE, une communauté internationale qui rassemble des professionnels dans 100 villes du monde pour aider des entrepreneurs sociaux à résoudre leur défi, à créer leur entreprise et à grandir pour résoudre les problèmes les plus urgents de la société comme l’éducation, la santé, l’environnement, l’alimentation, etc.
Love Your Waste a été sollicité pour parrainer un projet de promotion du biogaz par méthanisation des déchets organiques alimentaires dans la ville Kaloak, au côté d’un porteur de projet, Assan FALL, lauréat dans le programme sénégalais pour l’entrepreneuriat des jeunes.

 

Assan FALL

 

Dans un pays dépourvu de toute ressource énergétique fossile, tout comme la France, et dans un contexte de stratégie de développement durable et de réduction du bilan carbone, la promotion de la méthanisation des déchets organiques alimentaires apporte le triple avantage:

– d’une ressource inépuisable d’énergies renouvelables (la production de déchets est quotidienne, quelle que soit le niveau économique du pays concerné)

– de réduire sensiblement les contraintes économiques et écologiques de l’importation d’énergies fossiles

– de résoudre la problématique de traitement des déchets, alors que l’enfouissement engage des budgets considérables sans le moindre retour, et que l’incinération est particulièrement déconseillée pour un déchet contenant 80% d’eau.

 

Love Your Waste va donc venir apporter ses conseils pour l’organisation de la filière appliquée aux producteurs professionnels de déchets organiques alimentaires (principalement les établissements de restauration traditionnelle et de restauration rapide):

– Comment organiser tri à la source des biodéchets?

– Comment identifier les déchets fortement méthanogènes?

– Quels sont les principes et processus de méthanisation?

– Comment sensibiliser la population?

 

“Nous sommes ravis de partager notre expertise développée depuis 2 ans et demi en France, en particulier pour le développement de la méthanisation dans un pays et un continent dont la maîtrise de l’énergie conditionne le développement économique” déclare Jérôme Perrin, président de Love your waste.

 

Selon Assan FALL lui-même, la ville de Kaloak est la ville la plus sale du Sénégal. Le défi à relever est d’autant plus stratégique.

 

A suivre 🙂

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