Mois : novembre 2016

“Les entrepreneurs sont des christophe colomb !”

Jérôme Perrin, Président de Love Your Waste était le 14 novembre à la 9e conférence annuelle des entrepreneurs au Ministère de l’Économie et des Finances à Bercy pour assister à une journée d’échanges sur l’innovation des entreprises françaises.

Love Your Waste a depuis 3 ans capitalisé sur une expertise à la fois technique, réglementaire mais aussi “terrain” pour bien comprendre les tenants et aboutissants de la production de biodéchets et donc de gaspillage alimentaire. Nous sommes fiers d’avoir inventé une innovation d’usage et de procédé pour plus de tri, moins de gaspi et le plein d’énergies. 2017 est pour nous un grand tournant pour rejoindre la belle communauté Greentech en utilisant les nouvelles technologies pour optimiser nos process logistiques de transport et de traçabilité mais aussi améliorer nos analyses et donc nos recommandations pour réduire le gaspillage alimentaire.

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Au lendemain du G20 des entrepreneurs qui s’est tenu en Chine, l’innovation a été reconnue comme l’une des priorités pour relever le défi de l’économie numérique ouvrant la voie à une relance de l’économie et de la création d’emplois.

La 9e conférence annuelle des entrepreneurs regroupait plus de 450 entrepreneurs et acteurs de l’écosystème entrepreneurial français. L’objectif ? Débattre et échanger avec une quarantaine d’experts du privé et du public, avec en ligne de mire la remise des dix recommandations en faveur de la croissance et de l’emploi au gouvernement français.

Rétrospectives des temps forts :

#1 Les interventions de :

– Thomas Courbe, Directeur Général Adjoint du Trésor sur « Le rôle de l’innovation et de la mondialisation : le défi de l’économie française dans la compétition internationale »

– Christian Saint-Etienne, Professeur titulaire de la Chaire d’économie industrielle au CNAM (Conservatoire National des Arts et Métiers), Co-président de l’Institut de l’Iconomie sur « Innovation et Croissance »

– Pierre Gattaz, Président du Medef, sur « L’innovation par l’éducation » avec des étudiants de la chaire entrepreneuriale de l’EM Lyon

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– Aurore Domont, Président du Media Figaro & Julien Noronha, Président co-fondateur de Widoobiz sur « Internet fait-il émerger les acteurs des médias de demain ? »

#2 L’analyse transversale de l’impact de la digitalisation sur de nombreux secteurs d’activité et dans la vie quotidienne au travers d’échanges entre grands groupes et startups.

La nécessaire “plateformisation” des entreprises a été abordée avec notamment la digitalisation dans le domaine alimentaire.

La communauté des greentech c’est quant à elle retrouvée autour du débat sur l’émergence de la troisième révolution industrielle. Alors que la précédente révolution reposait sur l’utilisation du pétrole, la nouvel ère industrielle qui s’ouvre associe les énergies renouvelables à la technologie d’internet. Love Your Waste s’est retrouvée pleinement dans les discours des différents intervenants, misant sur la production de biogaz pour répondre aux besoins énergétiques. Ces activités seront bientôt gérer via une plateforme web qui centralisera tout un ensemble de données qui rendra cette création d’énergie renouvelable encore plus intelligente et efficiente tout en développant un modèle de prédiction de gaspillage alimentaire.

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Par ailleurs, différents intervenants ont souligné le rôle joué par les clients dans l’innovation même de l’entreprise. La co-création est donc de mise dans l’ère du digital.

Enfin, les jeunes entrepreneurs étaient aussi sur le devant de la scène au travers du rapprochement entre le monde de l’éducation et celui de l’entreprenariat. On retiendra qu’aujourd’hui 1 jeune sur 2 veut lancer sa startup et que la nouvelle génération va expérimenter en moyenne 13 métiers différents dans leur vie, un atout pour développer des compétences transversales importantes sur quoi capitaliser.

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#3 La remise au gouvernement français des recommandations de la délégation du G20YEA 2016 en faveur de l’emploi et de l’innovation.

Ces recommandations ont été remises au directeur général adjoint du Trésor et seront envoyées à chaque candidat à la présidentielle 2017. Les propositions abordent notamment de baisser la fiscalité des investisseurs, d’encourager l’investissement, ou encore de simplifier les démarches administratives.

En savoir plus.

#4 Un dialogue entre François Villeroy de Galhau, Gouverneur de la Banque de France et S.E. Nikolaus Meyer-Landrut, Ambassadeur de la République Fédérale d’Allemagne en France, sur « Refaire partir l’Europe pour mieux grandir à l’échelle du monde ».

L’échange a été positif et encourageant pour faire de l’Europe un haut lieu de l’entreprenariat.

Un belle journée riches d’échanges et de débats sur l’innovation qui continue de faire fleurir l’écosystème entrepreneurial français.

Les inscriptions pour le G20 des Entrepreneurs à Berlin en 2017 sont ouvertes. A vos candidatures !

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L’ESS : l’économie au service des femmes et des hommes

Qu’est-ce que l’économie sociale et solidaire ?

C’est un projet économique au service de l’utilité sociale, autrement dit au service des besoins de tous les citoyens. Ce sont souvent des projets portés par des entreprises ou des associations qui se veulent éthiques, dont la dynamique de développement est fondée sur un ancrage territorial et une mobilisation citoyenne.

Plus concrètement, une entreprise qui a pour vocation d’embaucher seulement des personnes en situation de handicap ou encore une association qui a à coeur de faire travailler des personnes écartées du monde de l’emploi depuis un certain temps, peut être considérée comme une organisation de l’ESS. Ces acteurs donnent très souvent une place centrale à la solidarité et aux impacts positifs que génèrent leurs activités sur la société.

Love Your Waste est une entreprise de l’ESS puisque les activités de transport des biodéchets sont assurées par des chômeurs de longue durée. En effet, Love Your Waste a commencé son activité en collaborant avec Énergies 9, une association qui a pour objet l’insertion des chômeurs de longue durée. La startup tient à redonner des perspectives professionnelles à ceux qui sont éloignés du marché du travail. Love Your Waste est également une structure de l’ESS puisqu’elle contribue à réduire le gaspillage alimentaire et à recycler les déchets alimentaires restants en énergies renouvelables, donc à participer à la transformation de la société. La startup accorde beaucoup d’importance à son ancrage local, ayant développé ses activités avant tout là où elle est née, dans le 9ème arrondissement, faisant de la Caisse des Écoles du 9ème un partenaire historique.

Que représente-elle en France ?

 

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Les entreprises de l’ESS représentent aujourd’hui 0,5 % de l’emploi français, dont 13,9 % de l’emploi privé. En tout, ce sont 2,37 millions de salariés employés dans 221 325 établissements.

L’ESS n’est pas réservée qu’aux entrepreneurs issus des grandes écoles de commerce car elle est aussi présente aux périphéries des grandes villes et dans les quartiers peu représentés ou défavorisés. Selon une enquête Bpi France et Terra Nova réalisée en 2016, 53% des entrepreneurs proviennent de ces territoires et ont moins de 40 ans. Par ailleurs, les femmes ont une belle part dans l’ESS, puisqu’elles constituent 67,7% des salariés dans le domaine. A ce titre, l’équipe de Love your waste est fière d’être accompagnée par  Paris pionnières qui oeuvre pour la promotion des femmes entrepreneures, tout comme nous sommes heureux d’avoir été sélectionnés en 2015 par le Sensecube, incubateur de Makesense qui fait la promotion de l’entreprenariat social.

Les employés tout comme les employeurs des structures l’ESS sont généralement très satisfaits de leurs conditions, comme en fait part le baromètre ci-dessous. Ce sont souvent des structures dans lesquelles les travailleurs prennent plaisir à s’investir. Pari réussi pour cette économie qui définit le bonheur des hommes comme finalité des activités des entreprises et des associations.

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Le monde de l’ESS se retrouve à l’événement Est’Ploration Positive

A l’hôtel de ville de Montreuil, le 4 novembre dernier, se sont réunis plus de 60 exposants pour le premier salon de l’économie sociale et solidaire co-organisé par la ville, Est Ensemble et la Koncepterie. Il réunissait des structures des domaines de l’agriculture, de l’environnement, de l’emploi, de la restauration, de la culture et de la finance solidaire.

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Le lendemain, le grand public était à son tour invité à découvrir les “est’posants” et les différents ateliers et conférences organisés. L’objectif était celui de montrer « une autre façon d’entreprendre ».

Love Your Waste était sur place pour rencontrer les entreprises et les citoyens du territoire ; tous nourris par l’envie de construire le monde positif de demain.

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Tanguy Desandre parle alimentation responsable et entreprenariat à l’apéro Youth We Can

Tanguy Desandre, Directeur des opérations de Love Your Waste, était présent à l’Apéro organisé par le collectif Youth We Can qui a eut lieu le 8 novembre 2016 sur le thème de l’Alimentation Responsable.

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L’événement rassemblait 6 entrepreneurs :

David Michel Molina, Jean Bouteille

Fanny Gras, La Ruche qui dit Oui

Maxime Brun, Les Popotes

Tanguy Desandre Navarre, Love your waste

Alexandre Bellage, OptiMiam

Nicolas Guillaume & Solenn Anquetin, EQOSPHERE

Toutes les startups présentes sont impliquées dans cette nouvelle vague d’initiatives consistant à apporter un impact éducatif dans le domaine social et environnemental afin de responsabiliser les citoyens et professionnels. Les startups montrent également que cette mobilisation citoyenne s’inscrit parfaitement dans des modèles économiques prospères, concrets et rigoureux. Tanguy

En effet, les différents intervenants se sont exprimés sur l’agriculture biologique, locale et connectée, la lutte contre le gaspillage alimentaire ou encore le recyclage des biodéchets. Les startups et leurs fondateurs ont également pris le temps de présenter leur modèle économique, leur histoire et leurs valeurs. Les consommateurs sont de plus en plus en attentes de biens et de services qui ont du sens pour la société, ce qu’ont prouvé les intervenants. De quoi inspirer tous les participants !

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Salle comble, les participants étaient d’ailleurs nombreux et les questions posées reflètaient l’envie commune et diffuse de vouloir apporter, à travers son emploi, un impact concret à la vie quotidienne. Les startups étaient donc ravies de montrer des exemples d’entreprises dans le domaine alimentaire qui apportent un impact à la fois environnemental et social à la société tout en prospérant économiquement.

L’alimentation durable a de grands jours devant elle !

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On parle de nous sur Pagachey

capture-decran-2016-11-14-a-14-53-31Comment la restauration collective réduit le gaspillage alimentaire

Les initiatives dans la restauration collective pour lutter contre le gaspillage alimentaire sont de plus en plus nombreuses. Que ce soit en entreprise ou en cantine scolaire, les méthodes anti-gaspillage se développent.

 

Lire la suite de l’article ici

Voir l’ensemble des retombées presse ici

La team à Bruxelles : rétrospective de l’award ceremony

Nous sommes allés à Bruxelles le 27 octobre pour recevoir l’Impact prize de 50 000 euros décerné par la Commission Européenne et qui achève la deuxième partie de la compétition d’innovation sociale New Ways To Grow débutée en 2015. Le jury de la compétition a estimé que des 30 demi-finalistes de l’année dernière, nous étions ceux qui avait réalisé le plus de progrès en un an et qui avons su le mieux le démontrer.

Cette cérémonie était aussi l’occasion pour l’équipe de découvrir les 10 finalistes de la première partie de la compétition d’innovation sociale 2016 Integrated Future, et leurs projets pour apporter des solutions à la crise des réfugiés en Europe.

l'équipe de love your wasteRétrospective de l’événement par l’équipe de Love your waste (de gauche à droite) Tanguy Desandre, Juliette Franquet, Lee Fisk, Camille Duday et Shérine Lakrouf. Notre président Jérôme Perrin était avec nous par la pensée mais n’a pas pu se déplacer puisqu’il participait aux rendez-vous de l’économie circulaire à Paris.

Arrivée à Bruxelles et rencontre des finalistes

  1. Juste le temps de déposer les valises à l’hôtel et de se changer, nous voilà partis pour le début de l’événement à 14h.

    Arrivés sur place, chacun des 10 finalistes de la compétition Integrated Future sont installés sur des stands de manière à ce qu’on puisse échanger avec eux sur leur projet.

  2. Nos rencontres avec des entrepreneurs sociaux entièrement impliqués à soutenir et aider les réfugiés furent toutes passionnantes et une profonde leçon d’humilité C’était une bonne manière aussi de nous rappeler pourquoi ce que l’on fait à Love Your Waste est important et va dans le bon sens. Tanguy Desandre

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En voici quelques exemples :

 

tanguy et lee avec les casques de réalité virtuelle

 

Les casques de réalité virtuelle du projet The Machine to be another n’échappent pas à Tanguy et Lee. Le projet ne manque pas d’originalité puisqu’il s’agit de développer des expériences d’altérité à la croisée de l’art contemporain et des neurosciences. Plus concrètement, dans cette expérience, deux personnes sont équipées d’un casque de réalité virtuelle, retransmettant en temps réel la perception de l’autre, filmée en caméra subjective. Pour que le dispositif fonctionne, il faut que les deux utilisateurs fassent les mêmes mouvements de façon synchronisée. Le but de cette expérience est d’être à l’écoute de l’autre et de développer l’empathie. Ainsi, chacun des participants « se voit » dans le corps de son binôme. Il ne reconnaît pas comme siennes les mains qu’il voit et qu’il a pourtant la sensation de bouger. Dans le contexte actuel d’immigration et des différentes controverses que cela entraîne, ce projet prend tout son sens.

 

Tanguy expérimente la réalité virtuelle

 

 

Les sachets en tissu de sels du projet Solidarity Salt attirent l’oeil de Shérine et Camille. Le projet a vocation de redonner aux femmes réfugiées des opportunités professionnelles et un moyen d’intégration tout en dynamisant l’activité économique de la Grèce. Ces femmes sont employées par Solidarity Salt et achètent le sel à ceux qui le récoltent pour le revendre ensuite. Elles décorent également les sachets, sur lesquels elle écrivent un message personnalisé ce qui permet de créer un lien fort entre le vendeur et l’acheteur.

 

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Les pitch des 10 finalistes de Integrated Future

Nous sommes ensuite invités à nous rendre dans une autre salle où a lieu la remise des prix. Avant cela, différentes personnalités impliquées dans la compétition Integrated Future prennent la parole pour féliciter les 10 finalistes de leur engagement au services des réfugiés et des migrants ainsi que pour être arrivés si loin dans la compétition.

 

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C’est ensuite au tour des finalistes de prendre chacun la parole pour présenter leur projet aux 200 invités en 1 minutes, pas une seconde de plus ; les régisseurs de la soirée sonnant le gong chaque 60 secondes écoulées. Ce format court a eut le mérite d’aller directement au coeur de chaque projet avec une explication simple des enjeux et des objectifs en passant par les premiers résultats de leurs activités. Les porteurs de projets étaient très diversifiés : femmes et hommes de tout âge défilent sur la scène, tous avec la même conviction, la possibilité changer les choses.

Capital Digital de Belgique

Cucula d’Allemagne

Financial Democrtisation for Refugees and Migrants d’Ireland

Ichhelfe Jetzt d’Allemagne

New Neighbours Arnsberg d’Allemagne

Project Virtuous Circle de Turquie

Safe Housing for LGBT refugees d’Angleterre

Solidarity Salt de Grèce

The Bike Project d’Angleterre

The Machine To Be Another d’Espagne

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C’était intéressant de connaître la façon dont chaque porteur de projet s’attaquait à la question brûlante des refugiés. Nous sommes impatients de voir tous ces projets grandir ! Lee Fisk

 

Paroles de « new comers »

Suite aux pitch des 10 finalistes, la Commission Européenne a invité 4 réfugiés à s’exprimer sur leur arrivée en Europe et leur intégration dans une société nouvelle.

les new comers parlent de leur intégration

Les témoignages ont été très émouvants et chacun sont revenus sur les débuts difficiles de leur intégration, l’impression de pas appartenir à cette société nouvelle et l’impression de ne plus se reconnaître en tant que personne. Mais très vite chacun d’entre eux ont expliqué leur volonté d’apprendre à (re)vivre dans et leur volonté de se reconstruire et de s’intégrer. C’est notamment le cas de Yara Al-Adib qui a du quitter la Syrie et qui a créé peu après son arrivée à Bruxelles l’association « From Syria with love » pour venir en aide aux nouveaux arrivants comme elle.

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Ce temps de parole a été prolongé par un petit concert réunissant trois artistes de cultures différentes illustrant ainsi le lien qui unit tous les Hommes quelque que soit leur origine :

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J’ai été très touchée par les témoignages des intervenants et la manière dont ils ont surmonté les diffultés d’intégration. Les discussions étaient très inspirantes également. Ça donne des idées pleins la tête pour faire avancer l’innovation sociale et sociétale. Camille Duday

Les remises des prix

Irmfried Schwimman, directrice adjointe du département marché intérieur, industrie, entrepreneuriat et PME de la Commission Européenne a remis les prix à chacun des gagnants. Love Your Waste, appartenant à la compétition précédente New Ways To Grow, s’est vu remettre le premier prix pour l’impact exemplaire de ses activités au niveau social, environnemental et économique et pour ses avancées importantes depuis l’année précédente.

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Copyrights 2016 www.michaelchia.eu

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Juliette est montée sur scène pour remercier l’ensemble des personnes et les structures qui ont apporté leur aide pour en arriver là : en particulier le SenseCube, MakeSense et Paris Pionnières.  Juliette est revenue également sur les grandes réussites de Love Your Waste depuis ses débuts : 7500 personnes sensibilisées au gaspillage alimentaire et formées au tri des déchets ; la production de biogaz d’une quantité assez importante pour faire 8 fois le tour de la Terre et assez d’engrais naturel pour recouvrir 84 terrains de football ; la formation de 8 anciens chômeurs de longue durée à de nouvelles compétences professionnelles et la possibilité pour 4 d’entre eux de retrouver un emploi stable. Ce prix de 50 000 euros va ainsi être l’opportunité pour aller encore plus loin et atteindre de nouveaux objectifs en terme de personnes mobilisées, de créations d’énergies renouvelables, de réduction de CO2 et de création d’emplois.

Voir ses efforts, les efforts de mes associés et les efforts de toute l’équipe récompensés fut une victoire plus personnelle que professionnelle. Tanguy Desandre

 

 

juliette sur scène

 

Se sont ensuite les 3 gagnants parmi les 10 finalistes de la compétition Integrated Future qui ont été désignés :

 

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Chacun des gagnants ont également reçu un prix d’une valeur de 50 000 euros pour développer leur projet. Les 30 demi-finaliste de cette compétition auront à leur tour l’opportunité de participer au Impact Prize l’année prochaine pour démontrer de leurs avancées et progrès.

Le temps des célébrations

 

l'équipe de Love Your Waste lève son verre

La fin de l’événement s’achève autour d’un grand buffet où nous prenons le temps de venir féliciter les grands gagnants. De nombreuses personnes et plusieurs journalistes viennent également à nous pour échanger sur notre projet, sa scabilité et le concret de nos activités.

C’est enfin l’occasion pour l’équipe de lever ses verres à cette grande réussite à tous les projets futurs et enthousiasmants qui attendent Love Your Waste.

Le récit ne fait que commencer… 😉

 


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Love Your Waste remporte l’Impact Prize de 50 000 euros

Nous étions le 27 octobre à Bruxelles afin de recevoir de la Commission Européenne l’Impact Prize récompensant notre impact social, environnemental et économique depuis un an. C’est une victoire qui nous touche au coeur !

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2015 : Love Your Waste sélectionné parmi 1400 projets européens

New Ways to Grow, une compétition de la Comission Européenne sur l’innovation sociale démarait en 2015. Sur 1400 projets provenant de différents pays européens, 30 demi-finalistes ont été sélectionnés et ont bénéficié de l’accompagnement d’experts et de coachs en septembre 2015 à Vienne afin de développer leur projet.

Nous apprenions fin 2015 que nous ne faisions pas partie des 10 finalistes de la compétition. Néanmoins, il nous reste une possibilité pour convaincre le jury des bienfaits de nos activités et du sérieux de notre plan de développement.

En effet, en juillet 2016, s’ouvre la deuxième partie de la compétition New Ways to Grow qui donne l’opportunité aux 30 demi-finalistes de remporter l’Impact Prize. Il s’agit alors de démontrer de façon mesurable et concrète l’impact des activités de l’entreprise au niveau social, environnemental et économique. Pour sélectionner le gagnant, le jury a comparé le plan de développement présenté préalablement en 2015 et l’analyse d’impact établie 2016 pour évaluer les progrès réalisés en 1 an.

Initialement déçus de pas pouvoir été finalistes, nous avons continué à nous battre et je suis fier de voir que nos efforts ont payé ! Tanguy Desandre, Directeur des opérations.

2016 : La Commission Européenne décerne le prix de l’Impact à Love Your Waste

Dans son communiqué de presse, le jury explique qu’ils ont été impressionnés par la quantité de biodéchets valorisés en l’espace d’un an. Début 2015, nous faisions état de la production de 300m3 de biogaz et de 8 tonnes d’engrais naturels. En août 2016, dans le rapport d’impact, nous expliquions que nous avions triplé le nombre de nos clients et avions produit 7700m3 de biogaz ainsi que 70 tonnes d’engrais naturels. Nous avions ainsi produit une quantité de biogaz assez importante pour faire l’équivalent de 8 fois le tour de la Terre ou encore assez d’engrais naturel pour recouvrir 84 terrains de football.

The double benefit of environmental and social impact makes Love Your Waste very unique, considering that it collects food waste but also provides education to reduce food waste produced in the first place. It does this in a fun rather than moralistic way, which provides an incentive for people to engage with the project, increasing the likely sustainability. Kaat Peeters, Directrice de Sociale InnovatieFabriek, membre du jury

Le jury a également apprécié la méthodologie que nous avons utilisée pour mesurer l’impact, en particulier, le fait d’avoir évalué nos émissions de CO2 dans le cadre d’un projet d’amélioration du métabolisme urbain piloté par Paris&Co et financé par l’Ademe. Ce projet a d’ailleurs été mené par des bureaux d’études indépendants qui ont prouvé que Love your waste permet de réduire de 25% l’émission de CO2 par tonne de déchets. Ces résultats ont été appuyés par notre propre analyse en interne et l’importance que nous donnons aux équivalences concrètes. Enfin, notre volonté d’accroître encore davantage l’analyse de notre impact dans le futur à l’aide d’une plateforme en ligne de traitement de données sur le gaspillage alimentaire et le recyclage des biodéchets a convaincu de la robustesse du dossier.

La cérémonie de remise des prix à Bruxelles

Jeudi 27 octobre au matin, nous sautons dans le train pour Bruxelles afin d’assister à la cérémonie de remise des awards organisée par la Commission Européenne. L’ensemble des organisateurs et notamment Irmfried Schwimman, directrice adjointe du département marché intérieur, industrie, entrepreneuriat et PME de la Commission Européenne, n’a pas manqué d’éloges pour féliciter Love Your Waste.

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Les co-fondateurs de Love Your Waste sont fiers de cette grande réussite :

L’idée d’un prix qui récompense les avancées d’un projet un an après est extraordinaire et surtout de reconnaitre les efforts fournis pour mesurer l’impact de nos activités! C’est un vrai sujet pour les entrepreneurs sociaux car nous avons 1 000 choses à faire et au quotidien nous préférons travailler pour améliorer notre impact que de le mesurer. Et pourtant c’est fondamental de pouvoir prouver que l’essence de nos activités est de construire un modèle durable, pérenne, inclusif et bon pour la planète. Nous sommes fiers d’avoir reçu ce prix, peut être même plus que si nous avions gagné celui de l’année dernière. Ces 50 000 € tombent à pic car nous sommes en plein développement et cherchons justement des fonds pour investir et recruter. Juliette Franquet, Directrice Générale de Love Your Waste

Cette cérémonie célébrait aussi les 10 finalistes de la compétition d’innovation sociale 2016 Integrated Future et leurs projets pour apporter des solutions à la crise des réfugiés en Europe. La remise de notre prix a donc été suivi de l’annonce des 3 gagnants parmis les finalistes de la compétition 2016 « Integrated future » qui porte sur la crise des réfugiés :

Chaque gagnant a reçu un prix d’une valeur de 50 000 euros pour développer leur projet. Les 30 demi-finaliste de cette compétition auront à leur tour l’opportunité de participer au Impact Prize l’année prochaine pour démontrer leurs avancées et progrès.

« Nos rencontres avec des entrepreneurs sociaux entièrement impliqués à soutenir et aider les réfugiés furent toutes passionnantes et une profonde leçon d’humilité. Cela nous a rappelé pourquoi nous faisons ce que nous faisons et notre présence a rappelé à ces entrepreneurs que s’ils continuent à se battre, leur travail sera reconnu et récompensé »

Tanguy Desandre, Directeur des opérations.

Le jury est persuadé que l’avenir de Love Your Waste est prometteur

Dans le communiqué de presse de la Commission Européenne, le jury ne cache pas son enthousiasme pour le futur de Love Your Waste. Les 50 000 euros vont être en partie utilisés pour développer la plateforme web d’analyse des données issues de nos diagnostics sur le gaspillage alimentaire dans les établissements de restauration collective pour affiner les plans d’actions.

Nous tenons en tout cas à remercier l’ensemble des personnes et des structures qui nous soutiennent et qui nous ont permis d’arriver là où nous sommes aujourd’hui.

Vous êtes de plus en plus nombreux et nous vous en remercions. Nous pensons en particulier à tous ceux qui nous ont aidés aux prémisses, ceux qui nous accompagnent aujourd’hui et même ceux à venir, en particulier : SenseCube, MakeSense et Paris Pionnières.

Merci !

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On parle de nous sur Mairie-Conseil

Avec les restes de leurs repas, les élèves du 9e arrondissement de Paris produisent de l’énergie

dsc_0618C’est désormais une habitude pour les enfants des écoles du 9e arrondissement de Paris. Chaque midi, une fois leur repas terminé, les élèves se dirigent vers une table spécialement conçue pour le tri. Alors que les plus jeunes sont guidés par une animatrice de l’école, les plus grands trient leurs déchets avec beaucoup de naturel.

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Biodéchets : petites actions, grands bénéfices pour la société

Épluchures de légumes, coquilles d’oeufs, carcasses de viandes… Ces déchets d’origine végétale ou animale, appelés “biodéchets”, sont nombreux dans nos poubelles. En les triant dès la cuisine et en les collectant séparément des autres déchets, ils deviennent de véritables ressources : biogaz et engrais naturels. A Love Your Waste nous l’avons bien compris et pour nos clients, trier séparément les biodéchets est devenu un réflexe.

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Qu’appelle-t-on biodéchets ?

Les biodéchets sont les déchets non dangereux et biodégradables issus de nos jardins, de nos cuisines ou encore des usines de transformation alimentaire. Concrètement, on retrouve les déchets verts (feuilles, herbes), les fruits et légumes, les plat préparés, les produits laitiers, les restes de préparation de repas, les viandes, les poissons, les oeufs, etc.

Qui doit trier ses biodéchets ?

Pour les entreprises : obligation de trier dès 10 tonnes par an

La loi Grenelle 2, impose à tous les gros producteurs de biodéchets de les trier à la source, de les collecter et de les valoriser à partir de 10 tonnes par an. Pour vous donner un exemple, un restaurant d’entreprise qui sert environ 200 repas par jours réalise 12 à 13 tonnes de biodéchets par an. Ou encore, un établissement médical qui sert 600 repas par jours produit environ 56 tonnes de biodéchets par an.

En 2012, cette obligation de tri, de collecte et de valorisation concernait les entreprises producteurs de 120 tonnes par an. En 2015 elle avait déjà été abaissé à 20 tonnes par an.

Aujourd’hui, 73 0000 établissements de restauration collective en France sont concernés par la Loi Grenelle 2. Il s’agit pour 47% de restauration scolaire et universitaire, pour 26% d’établissements de santé (restauration hospitalière, maisons de retraite…) et enfin pour 26% de restauration d’entreprises et d’administrations.

Ça bouge du côté des villes et de la société civile

 

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Aujourd’hui aucune loi ne contraint les collectivités à mettre en place des collectes des biodéchets des ménages. De ce fait, aucune contrainte aussi du côté des citoyens à trier les restes du frigo et des repas. Pourtant le poids des déchets alimentaires représente 40% du poids total de la poubelle d’un ménage. Le gaspillage alimentaire représente 29 kg par an et par habitant, dont 7 kg d’aliments encore emballés. Cela représente un coût d’environ 400 euros par foyer.

Des collectivités n’ont pas attendu l’arrivée d’une réglementation pour réaliser des expérimentations. Parce que la gestion des déchets fait partie des compétences collectivités publiques, mais aussi parce que la responsabilité ne peut pas reposer uniquement sur les engagements volontaires des citoyens, nombreuses communes ont mis en place des collectes séparées en porte à porte avant acheminement en centre de traitement ou des système de compostage de proximité (en pied d’immeubles, dans les écoles, sur les places de marché, etc.).

C’est la ville de Lorient qui fait figure d’exemple en France. Cela fait 10 ans que la Communauté d’agglomération collecte chaque semaine les biodéchets de ses citoyens et chaque année se sont des milliers de tonnes de biodéchets qui sont acheminés sur une plateforme de compostage. Le compost est ensuite utilisé par les agriculteurs de la région ou donné aux particuliers lors de manifestations de sensibilisation aux méthodes de jardinage respectueuses de l’environnement.

A l’étranger, à San Fransisco et Milan les habitants disposent de trois bacs collectés séparément : une des trois poubelle est dédiée aux biodéchets. Aux Etats-Unis, la ville californienne recycle 80% de ses déchets organiques et vise les 100% d’ici 2020.

Pour Paris, il y a encore des progrès à réaliser mais la capitale est sur le bon chemin.La ville de Paris a commencé en 2016 une expérimentation de la collecte des biodéchets dans le 2ème et 12ème arrondissement de Paris. Si elle s’avère concluante cette expérimentation pourrait être élargie à d’autres arrondissements.

Retrouvez la cartographie des collectivités qui collecte séparément les biodéchets ici

Après la collecte, que deviennent les biodéchets ?

Une fois collectés, les biodéchets sont acheminés vers différents centres de traitement. Le traitement peut se faire par compostage ou par méthanisation. Il existe à ce jour en Ile de France 6 unités de méthanisation  et 14 unités de compostage.

engrais

La méthanisation consiste à décomposer des matières organiques grâce à des bactéries qui agissent en l’absence d’air : ce processus se déroule en milieu « anaérobie » (sans oxygène). Cette fermentation permet de produire du biogaz qui comporte principalement du méthane et du dioxyde de carbone ainsi que du digestat valorisable comme produit fertilisant. Le biogaz peut lui-même être injecté sur les réseaux ou permettre de produire de la chaleur, de l’électricité ou du carburant pour véhicules (GNV).

Le compostage consiste également à dégrader des déchets organiques mais en présence d’oxygène et d’humidité. Il permet de produire du compost, un fertilisant proche du terreau, riche en composés humides. Il peut ainsi être utilisé comme engrais ou avant labour pour améliorer le taux de matière organique dans le sol et la biodiversité. Les résidus organiques compostables » sont « carbonés » (branches, feuilles mortes, paille, coquilles concassées, litières, cendres de bois, etc.) ou « azotés » (déchets végétaux, légumes et fruits).

Les installations de valorisation sont différentes en fonction des biodéchets traités :

  • – déchets verts
  • – biodéchets alimentaires d’origine végétale
  • – biodéchets alimentaires contenant des produits animaux

Un des champions européens, c’est notre voisin, l’Allemagne avec 9 000 unités de méthanisation qui a créé 63 000 emplois et apporté plus de 8 milliards d’euros. La méthanisation s’affiche clairement comme un secteur porteur.

La France est en train de rattraper son retard puisqu’il existe aujourd’hui 236 unités de méthanisation. Mais on compte 70 nouvelles installations chaque année.

Et du côté de Love Your Waste

La startup a sélectionné l’option méthanisation pour le traitement des biodéchets. Les co-fondateurs y voit un réel secteur d’avenir. Le processus de transformation réalisé par méthanisation permet directement la création de biométhane et sa distribution dans le réseau de gaz de ville par notre partenaire GrDF. Nos clients sont donc engagés dans une action concrète d’économie circulaire. Love Your Waste participe à créer une communauté d’acteurs privés comme publics qui agissent quotidiennement dans la construction d’une société durable.

Les convives des restaurants et des cantines avec qui nous travaillons sont convaincus de l’utilité sociétal des actions de tri et de valorisation des biodéchets. Les enfants du 9ème arrondissement de Paris ont compris les enjeux et les expliquent à merveille.

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